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La Jeune Tribune Économique : pourquoi j’ai créé ce média à 16 ans

Sous-titre : Benoît Cotteau de Simencourt, fondateur et directeur de publication, revient sur la naissance d’un projet éditorial né d’une conviction profonde : l’économie mérite mieux que l’ennui.

Catégorie : À propos / Tribune Auteur : Benoît Cotteau de Simencourt Temps de lecture : 4 minutes

Il y a une question que l’on me pose souvent, avec un mélange de curiosité et d’incrédulité : pourquoi créer un journal économique quand on est encore lycéen ?

La réponse est simple. Parce que personne ne l’avait fait pour moi.

Un constat d’abord

Quand on s’intéresse à l’économie à mon âge, on se heurte rapidement à un mur. D’un côté, des médias grand public qui traitent l’économie par la surface — des chiffres sans contexte, des titres anxiogènes, des explications trop rapides. De l’autre, des publications spécialisées remarquables mais conçues pour des professionnels, avec un vocabulaire qui suppose des années de formation.

Entre les deux, presque rien. Un vide.

Ce vide, je l’ai ressenti personnellement. Étudiant en Baccalauréat International, passionné par les mécanismes économiques depuis plusieurs années, je me suis retrouvé à chercher des analyses sérieuses, accessibles, qui traitent l’économie avec rigueur sans en faire une discipline réservée aux initiés. Je ne les trouvais pas — du moins pas en français, pas sous ce format, pas avec cette ambition.

Alors j’ai décidé de les écrire moi-même.

La naissance d’un projet éditorial

La Jeune Tribune Économique n’est pas née d’un calcul de stratégie médiatique. Elle est née d’une conviction : l’économie est trop importante pour rester incomprise. Elle est au cœur de chaque décision politique, de chaque choix de vie, de chaque débat de société. L’inflation, la dette publique, les taux d’intérêt, la réindustrialisation, l’intelligence artificielle et l’emploi — ce sont des sujets qui concernent tout le monde, pas seulement les économistes.

Comprendre ces enjeux, c’est se donner les moyens de penser par soi-même. C’est refuser d’être spectateur d’un monde que l’on pourrait pourtant contribuer à façonner.

C’est ce que j’ai voulu construire : un espace d’information économique sérieux, rigoureux dans ses sources, exigeant dans son analyse — mais résolument accessible, pédagogique, et tourné vers une génération qui n’attend pas d’avoir quarante ans pour s’intéresser au monde.

Un parcours forgé par la passion

Mon intérêt pour l’économie n’est pas tombé du ciel. Il s’est construit progressivement, à travers des lectures, des questionnements, et une curiosité pour les grands mécanismes qui régissent nos sociétés. Le programme du Baccalauréat International a été un terrain fertile : il m’a appris à penser de manière critique, à argumenter avec des données, à ne jamais accepter une affirmation sans en questionner les fondements.

Cette rigueur intellectuelle, je veux qu’elle soit la colonne vertébrale de La Jeune Tribune Économique. Chaque article publié sur ce site est le fruit d’une recherche sérieuse, d’une vérification des sources, et d’un travail de mise en forme pour que la complexité devienne accessible sans jamais être trahie.

Ce printemps, j’aurai l’honneur de représenter la France à l’Olympiade Internationale d’Économie 2026 à Shenzhen. C’est une fierté immense — et une responsabilité. Mais c’est aussi, à mes yeux, la confirmation que la passion et le travail peuvent mener loin, même quand on commence tôt.

Ce que je veux construire

La Jeune Tribune Économique en est à ses débuts. Mais l’ambition est claire : devenir une référence de l’information économique francophone pour les étudiants, les jeunes actifs, les entrepreneurs et tous ceux qui veulent comprendre le monde plutôt que le subir.

Je veux que ce média grandisse. Qu’il accueille des contributeurs, des experts, des voix diverses qui enrichissent le débat économique. Qu’il accompagne ses lecteurs dans la durée, semaine après semaine, avec des analyses qui résistent au temps et à la vérification.

Je veux qu’il soit indépendant. Toujours.

Je veux qu’il soit exigeant. Sans jamais être élitiste.

Et je veux qu’il prouve, modestement mais fermement, qu’un lycéen français peut lui aussi prendre part au débat économique — non pas malgré son jeune âge, mais grâce à la liberté que cet âge autorise encore : celle de tout remettre en question.

Bienvenue à La Jeune Tribune Économique.

— Benoît Cotteau de Simencourt, fondateur et directeur de publication

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